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Le
pays dogon
Depuis Mopti, c'est bien l'entrée d'un temple qu'évoque
l'accès au pays Dogon. La géographie elle-même autorise
la comparaison, le pays Dogon occupe un plateau qui s'élève
chaotique ment depuis les basses terres du Macina jusqu'à Sangha,
pour se casser en un pic qui domine de plusieurs centaines de mètres
la plaine des pays voltaïques : c'est la fameuse falaise de Bandiagara.
Il est un
sanctuaire où ne pénètrent que les initiés
ceux qui s'accomodent de la particularité d'un univers dont les
valeurs réposent sur une philosophie et une réligion extraordinairement
complexes et riches.
Les villages
sont des mosaïques de maisons de famille les "ginna" .
Chaque bâtiment s'accroche au moindre replat, collé à
la falaise, s'y abrite lorsqu'il trouve un auvent naturel.
Une grande diversité des itinéraires de visite du Pays Dogon
induit une large palette horaire.
La durée des itinéraires va ainsi de 3 heures à plusieurs
jours.
L'Architecture
des maisons, des greniers à mil (ronds ou carrés), des "toguna"
à l'épaisse toiture ou s'entassent les tiges de mil, de
même que les grottes des tellems servant aujourd'hui de lieux de
sépulture, la danse dogon, la foule de marchés qui se répètent
décalés d'un village à l'autre tous les cinq jours,
composent des images fortes, inoubliables qui combleront n'importe quel
amateur du pittoresque.
Le mythe, la comogonie, la pensé symbolique créent alors
un univers qui se tisse et se transmet en générations grâce
à la parole d'origine divine.
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